Bois empilé

Le bois empilé est la technique constructive la plus traditionnelle. Défini par une architecture bien caractéristique et facilement reconnaissable, ce système constructif est typique des pays nordiques et de nos chalets alpins.

Vu comme un éloge au bois, fruit d’un savoir-faire/vivre, cette méthode constructive consiste à empiler des rondins (section ronde) ou des madriers (section carrée) par un système d’emboitement formant des murs porteurs. Le bois, laissé apparent tant à l’extérieur qu’à l’intérieur, offre un excellent isolant naturel avec des propriétés de régulation hygrométrique et donne à ses utilisateurs confort et chaleur.

Le bois apporte l’intimité et le calme de la nature dans l’habitat. Il influe psychiquement sur l’homme et diminue le stress de la même manière que la nature en général.

Projetés, étudiés, analysés, les projets sont préfabriqués pièce par pièce en atelier. La réalisation en atelier permet de pré-construire, d’usiner avec précision les différentes pièces pour recevoir les techniques spéciales (électricité, adduction et évacuation des eaux, domotique, chauffage,…) en vue de limiter le montage à un simple assemblage de pièces comme un puzzle.

LES FONDATIONS

Une maison en bois empilé se construit généralement sur une dalle en béton, sur terre-plein ou sur vide sanitaire permettant une relevée de la construction de 20 cm au-dessus du niveau du terrain. Une bande d’arase périphérique empêche la remonté capillaire dans les murs.

LES MURS

Structure : le bois empilé est constitué d’un empilement de rondins (section ronde) ou des madriers (section carrée) massifs ou en bois lamellés collés. Ces pièces de bois sont empilées par un système d’emboitement longitudinal formant des murs porteurs, se croisent à mi-bois dans les angles en vue de rigidifier et contreventer la construction.

Etanchéité :  chaque pièce de bois est traitée en usine en fonction des risques biologiques et de l’exposition à l’intempérie. Au même titre, les emboitements sont pensés en vue d’éviter l’entrée et la stagnation des eaux pluviales.

Étanchéité intérieur à l’air et à la vapeur d’eau intérieur: a chaque zone d’emboitement, un feutre en fibre lin garantit l’étanchéité à l’air entre chaque pièce de la construction. Le bois de par ses caractéristiques isolantes, évite la création de point de rosée néfaste à la pérennité de l’édifice.

La vapeur d’eau présente à l’intérieur de l’édifice est régulée grâce aux propriétés hygroscopiques du bois.

L’isolation : le bois empilé est naturellement isolant, un complément d’isolation peut être éventuellement appliqué selon le type de climat, en extérieur (ITE) ou en intérieur (ITI).

Le revêtement extérieur : les rondins et les madriers sont généralement laissés visibles en partie extérieure avec une possibilité d’application d’une lasure extérieure perspirante.

Le revêtement intérieur : tout comme en partie extérieure, les rondins et les madriers sont généralement laissés visibles en partie intérieure avec une possibilité d’application d’un vernis perspirant. Un lambris ou d’autres matériaux tels que le plâtre, la pierre, … peuvent être appliqués en finition.